08 octobre 2009
2009
J'ai 24 ans aujourd'hui.
Je suis là. Je ne sais pas si mon voyage se passe bien.
Je ne sais pas encore ce que je suis entrain de faire.
Je ne sais pas de quoi je me souviendrai.
Je voudrai pouvoir m'être souvenue de tous ces moments que j'ai passés ici pendant ces 10 ans. De toutes ces personnes que j'ai rencontrées. Je voudrai avoir eu le temps de voir ceux qui sont encore là, et qui comptent. Je voudrai avoir pu aller voir ma maison. Je voudrai boire à nouveau les fabuleux cocktails dans mon bar favori, prendre l'aperitivo sur la plus petite place de la ville. Je voudrai avoir pu m'étendre sur mon pareo, sur une butte.
"Vorrei..."
je reviens le 12....
07 octobre 2009
2005
J'ai presque 20 ans.
Je pars seule.
Je n'ai rien oublié.
"J'ai peur d'y retourner"
06 octobre 2009
2004
J'ai 19 ans.
Je pars avec ma copine J.
J'ai raté mon grand départ l'année précédente. Je veux me rattraper. Même si je suis venue cet été, ça me manque.
Je me souviens de ce week-end pas organisé, avec mon bel italien qui nous a fait faire le tour de la ville. Et partir sans payer de l'albero goloso. Je cherche un stage. J'ai froid. C'est Noel.
"Je reviens bientôt"
04 octobre 2009
2002
J'ai 17 ans.
Je pars avec Mme M.
En famille, chez Serena.
Je suis amoureuse de mon italien D. Je me souviens de l'air, du temps, des odeurs, de la musique, des lieux, des rires, des pleurs. De tout.
"Je ne veux pas partir d'ici...."
03 octobre 2009
2001
J'ai 16 ans.
Je suis partie avec Mlle A.
En famille, chez Francesca.
Je me souviens du voyage en train. Du premier repas à la Madallena. De l'apres midi à la plage à Ostia. D'un squat et d'une après midi à l'Alpheus. Et c'est tout.
"C'était mieux que la dernière fois"
02 octobre 2009
1999
J'ai 14 ans.
Je pars avec Giuseppe.
En famille, 3 copines chez papy-mamie.
Je me souviens de la lumière. Des cailloux dans les chaussures. Des tombeaux. Du pain sec avec l'huile d'olive qui coule dessus.
"Je ne veux plus jamais y retourner"
01 octobre 2009
Ogni cose bisogna farle due volte

Dix ans. Je fête mes dix années d'amour en ce mois de septembre 2009.
Un amour qui ne s'est pas altéré malgré les années, malgré les hauts et les bas. Malgré la distance. Malgré la vie.
Un amour qui a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Qui fait ce pour quoi je respire chaque jour. Qui fait que je me sens entière quand il bat en moi.
Un amour qui m'a accompagnée le long de belles années, et même pendant les plus laides. Sans faillir. Sans être remis en doute.
Cet amour qui a pu parfois, c'est vrai, être mis de côté; même s'il était toujours là dans un petit coin de mon coeur. Prêt à ressurgir dès que le besoin, dès que le manque se seraient fait sentir.
Mon corps tout entier le réclame cet amour. Il attend sa présence, son éclat, ses odeurs.
Quatre ans que je n'ai pas vu mon amour. Quatre ans, que mon amour est là, tapis dans l'ombre. Qu'il avance sans moi.
Qui aurait pu le prédire qu'après notre première rencontre, quand j'ai lancé un "je n'en veux plus de cet amour! notre première rendez-vous est raté!", je l'aimerai si fort un jour. Que je me serai battue pour lui. Pour pouvoir passer du temps avec cet amour là.
Et du temps j'en ai passé. Des semaines, des mois. Du temps dans le cyber-espace aussi. Du temps dans mes rêves, dans mes souvenirs. Dans l'avenir?
Cet amour qui a bien voulu être partagé avec d'autres. D'autres plus réels, des êtres vivants. Meme si je te considère comme une personne chère à mon coeur, cher amour, c'est bien tes petits êtres qui ont aussi fait battre mon coeur.
Et finalement, après ces quatre années sans toi, je serai bientôt là. Pour te redécouvrir, tes nouveautés, tes choses inchangées. Parcourir mes souvenirs, sans imaginer.
15 septembre 2009
And if he doesnt answer?

J'avais 14 ans et tellement d'illusions quand je l'ai vu la première fois.
L'impression d'avoir la vie devant moi. Des certitudes : je savais ce que je voulais.
J'aurai eu 18 ans, mon bac en poche. Après quelques années études, je serai rapidement devenue journaliste.
Et j'aurai voyagé à travers le monde.
Je serai surtout allée là bas, dans la maison du monsieur au dos musclé, pour réaliser l'interview dont je revais depuis mes 14 ans.
Celle que j'avais préparée pendant des heures dans la salle de bain, avec une brosse a cheveux à la place du micro. J'avais déjà toutes les questions prêtes, en anglais bien sûr, écrites à l'encre bleue turquoise sur un cahier format A4, à grands carreaux.
Mais évidement, rien ne s'est passé comme ça.
J'ai eu mon bac à 18 ans, oui. Mais les études de journalisme sont devenues études de tourisme, de langues et de patrimoine. Le poste de journaliste, s'est transformé en poste de réceptionniste. J'ai fait quelques voyages, mais pas au bout du monde, du moins pas jusque dans la maison aux chevaux.
Et pendant tout ce temps, j'ai oublié le rêve de mes 14 ans...Il s'est tranquillement caché dans un coin de ma mémoire.
Et un soir, l'insomnie étant devenue ma fidèle amie après avoir regardé - en vo pour la première fois - le film de mes 14 ans (celui que j'ai visionné 15 fois en 7 jours pendant la semaine de révisions du brevet et enregistré sur cassette audio pour l'écouter dans mon walkman sur la route des vacances), j'ai écrit son nom sur un moteur de recherche.
La belle technologie qui n'existait que si peu il y a 11 ans...
Et j'ai trouvé son nom. Avec un mot qui ne me plaisait pas du tout à côté. Le mot qui m'avait déjà séparée de la fille que j'ai le plus aimé.
Alors j'ai voulu lui écrire. Lui raconter, qu'outre le fait d'être l'icône des années 90, il a été pendant quelques temps le leitmotiv d'une petite adolescente française qui voulait être journaliste. Mais je me suis dit "à quoi bon?" Il ne sera plus là avant que ta lettre ait eu le temps d'arriver.
Et j'ai encore oublié.
Un peu, pas beaucoup, car je regardais de temps en temps si il allait mieux. J'étais catastrophée par ces photos volées.
J'ai un peu parlé avec ma copine Myriam, qui m'a dit "mais fais le! écris lui". Et je ne l'ai pas fait.
Hier je suis passée près du cimetière et je me suis dit "je n'y suis pas allée cette année pour son anniversaire".
Ce matin, quand je me suis réveillée, il faisait gris. Je l'ai vu a travers les volets.
J'avais un message de ma copine Marie. Un clin d'œil : elle se fait une fierté de ne pas avoir vu Le film.
Et j'ai compris.
Mon rêve est parti. Il s'est envolé, et ne reviendra pas.
Alors ma vie, ce sera quoi sans cette espérance adolescente qui me faisait avancer? Qui me faisait parler anglais, et rester des heures dans la salle de bain.
Des rêves, on s'en construit de nouveaux tous les jours. Mais les plus beaux, les plus purs, quand tu te rends compte que les as perdus, tu comprends que tes 14 ans sont encore là. Et que ce sont les larmes de cette époque qui les ravivent.
28 mai 2008
non è più domenica

La fin d'une époque.
Ça doit être la 1000ème fois que je dis cette phrase en deux ans. Mais cette fois c'est la bonne.
Alors c'est vrai, c'est dur de se dire que l'autre fois c'était la dernière fois qu'on se réveillait ensemble, la dernière fois qu'on avait droit au bisou du matin et à la bataille de couette. La dernière fois...
Mais à un moment il faut se bouger. Les coups de revenez-y sont passés. L'envie d'aller de l'avant est un peu là. Elle est changeante selon les jours... Partir loin, rester là. Le plus commode, le moins dur. Le moins "j'abandonne", le plus "je suis forte".
Alors tu voyages. A droite à gauche, près où loin. Tu penses à autre chose, tu lis autre chose. Tu bannis certaines chansons, certains programme tv. Tu ne vas plus dans certains endroits, parce que c'était "l'endroit où..." avec au choix, premier baiser, retrouvailles, tu as pissé, j'ai vomi, tu as crié, j'ai pleuré, on a pris le taxi, tu t'es roulé par terre.
Le seul endroit que tu peux pas éviter c'est chez toi. Là où il t'a aidé à emménager. Alors tu changes tout de place. Etagères, lit, canapé, commode rafistolée... On enlève les photos qui trainent encore près du lit, celles affichées fièrement "on était à ce concert là", les souvenirs dans la table basse à casier : des bougies d'anniversaire, tickets de cinéma, un pétale de fleur, une touillette de bar, la place du fameux concert... Toutes ces petites choses qui entretiennent un souvenir qui ne doit plus être, parce que sinon ça va recommencer comme à noël, entre pleurs, traitement médical et rechute.
Oui rechute. C'est une maladie d'aimer. D'aimer celui qui ne t'aime pas. Ou pas pareil. Surtout pas pareil. Pas trop, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver. Oui ça brûle l'amour...Tu t'en es rendu compte avec elle, et moi avec toi. Juste retour des choses pour une place que je n'aurai jamais du avoir. Qui ne m'était pas destinée depuis le départ. Le premier départ.
30 mars 2008
She's too big, now she's too thin
Mon frère s'est fait plaquer. Si je croise cette petite salope, je lui montrerai ce que c'est que d'être au top 5 de la salope, l'étape qu'elle n'atteindra (et pas grâce à mon frère si possible) que dans quelques années... Il grandit le bougre, et je ne m'en rends compte que maintenant. En trouvant un paquet de marlboro dans sa chambre, en trouvant son blog par hasard sur internet, en le déposant devant le bus qui l'emmène en voyage scolaire, en le voyant aller à son premier concert... On commence à avoir une relation d'adultes lui et moi. Ça sonne faux dans ma tête, mais tellement juste dans mon cœur. Mon petit frère qui se roulait par terre quand il faisait des caprices, qui se grattait le ventre en classe...maintenant, je l'accompagne acheter ses fringues et il m'a volé ma guitare...
Une petite citation juste pour la coupure pub : "J'ai une énorme cicatrice sur toute la partie gauche du crâne, c'est là qu'a été retirée ma tumeur."
Reprenons dans la normalité des choses.
En ce moment, c'est plutôt grands chamboulements, boulot, ménage, physique, cœur... tout... avec comme d'habitude, ce que l'on maîtrise et le reste.. surtout le reste. Mais pour l'instant, l'important c'est ce que je maîtrise.
Pour éviter de parler ménage - je ne m'étalerai pas trop, surtout vu la crasse que j'ai eu la grande chance d'éliminer cet après-midi... - parlons boulot. Ça commence mardi. Un boulot de rêve of course. Ahah non c'était une blague. Un boulot de saison mais plutôt en cdi, avec un peu plus de responsabilités..qui je l'espère se développeront vite parce que sérieusement 8h derrière un comptoir d'hôtel à "attendre" le client...ça colle pour une saison, effectivement!
Je ne comprends pas l'ex. Bon, ok, je ne l'ai jamais compris. Il est aimant ces temps ci..me rapporte quelques cadeaux de ses vacances comme il l'a toujours fait, me réserve ses soirées. En attendant que l'un ou l'autre se trouve un "quelqu'un d'autre"... j'ai peur de ce moment là, alors autant profiter en attendant, non? on me dit qu'il vaut mieux cesser une relation tant qu'il en est encore temps...je le pense aussi...mais là... Ne serait-ce que pour le moment il me manque, même si mes journées sont bien remplies.
Cela fait des siècles que je ne suis pas allée au cinéma, depuis le Rêve de Cassandre exactement. Mais j'avoue que la fermeture du ciné à côté de chez moi m'a déçue. C'était celui de mon enfance, le ticket y coutait 20frs en étudiant jusqu'à la fin du collège (les tous petits, comme avant) et c'était là où on allait le mercredi après midi ou le dimanche matin avec les copains. Bref, tout ça pour dire que le cinéma me manque...je ne suis plus trop au courant des sorties actuelles. Je vis un peu par procuration et me concentre sur les séries que j'ai raté depuis longtemps. Il y en a quelques unes de bien.
Allez, je vais finir mon rangement.
edit : la fille qui fait la morte (la vision de la morte) dans dead like me ressemble à la sœur de l'ex. pute.